 |
Place forte du water-polo français chez les
jeunes, le MWP a accueilli dernièrement
un stage de l’équipe nationale cadets.
Le Mulhousien Nicolas Estèbe était
de la partie. Photo J.-F. Frey |
Le Mulhouse Water-polo ne montera donc finalement pas en Nationale 2, quand bien même il avait gagné sur le terrain le droit de monter d’un cran sur l’échiquier du polo français. Pourquoi ? «
Tout simplement, résume le président Jean-Claude Meyer,
parce que nous perdons des joueurs pour causes d’études, et que d’autres, engagés dans la vie professionnelle, ne peuvent pas se soumettre à l’entraînement quasi quotidien indispensable dans une équipe qui souhaite faire bonne figure en Nationale 2. Et que, donc, il aurait été trop hasardeux de nous engager dans une compétition de ce niveau, où les larges défaites se seraient accumulées. »
La N2, de fait, n’a rien à voir avec la N3 qu’ont disputée les Mulhousiens ces dernières années, avec sa première phase en poule Nord-Est pour le moins soporifique, suivie de barrages-couperets où la jeune formation du MWP a pourtant fait merveille la saison passée. «
Bien sûr, nos joueurs sont déçus, plaide le responsable technique du MWP Thierry Estèbe.
Mais je pense que nous avons su leur faire comprendre le pourquoi de ce renoncement. Les joueurs qui resteront (l’international cadet Nicolas Estèbe en formation à l’INSEP, les frères Laurent et Raphaël Krempper ne pourront s’entraîner qu’épisodiquement, Antoine Bruère est parti pour cause d’études…) vont donc repartir pour un tour en N3. Mais il faut savoir que cette division sera plus intéressante que ces dernières saisons. Le niveau de jeu va s’élever, les autres équipes ayant gagné en maturité tout comme la nôtre. Et puis, même si ça peut paraître paradoxal, notre objectif ne change pas : nous visons toujours la N2. Mais celle-ci va enfin subir les modifications que souhaitaient la plupart des clubs : les deux poules de douze (qui ne sont plus qu’à onze, en raison de désistements comparables au nôtre) seront remplacées par quatre groupes géographiques de huit, ce qui rendra tout de même l’épreuve plus accessible. »
« On y est presque »
L’entraîneur François Klein abonde dans le même sens : «
Les joueurs qui nous restent vont encore progresser. D’autres, plus jeunes, vont les rejoindre. Nous continuons à appliquer sereinement et à développer notre politique d’initiation et de formation, qui nous convient parfaitement. » Une politique qui d’ailleurs se traduit également par des hauts faits en championnat de France cadets : le MWP s’est classé septième, et était le seul club de N3 parmi toutes les jeunes formations représentant l’Élite ou la N1 dans la finale à huit...
N’ayant pas choisi d’investir dans un recrutement extérieur, le MWP va donc jusqu’au bout de sa logique. «
Je me demandais si nous serions bien compris, notamment à la Ville, poursuit le président Meyer.
Une équipe qui obtient la montée et finalement y renonce, ça peut laisser perplexe. Mais je constate que notre message a été très bien reçu, et que nous sommes encouragés dans nos objectifs. »
François Klein restera l’entraîneur des cadets, juniors et seniors, mais son adjoint Jean-Luc Krempper, très pris professionnellement, devra prendre quelque recul. Par contre, Thierry Estèbe sera à ses côtés, tandis que Lucas Peter se dévouera plus que jamais dans le domaine de la formation (benjamins et minimes) et que Mathieu Zumbiehl effectuera son retour dans l’encadrement, en se chargeant cette fois de l’initiation, en liaison avec les écoles.
Tout est donc en place pour que le MWP poursuive dans sa voie de formation et de progression. «
On y est presque, résume François Klein.
Continuons. »
M.M. - L'Alsace